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quesque c'est que la Gemmothérapie

 La gemmothérapie s'est pas se soigner avec des pierres précieuses, ça c’est la lithothérapie, avec des fondements scientifiques un petit peu douteux. Mais la confusion est compréhensible, le mot gemmothérapie vient du latin et qui signifie pierre précieuse ou & bourgeon Donc gemmothérapie, c’est la thérapie par les bourgeons! Vous l’aurez compris cette thérapie naturelle n’utilise pas les éléments adultes des plantes, comme dans la plupart des branches de la phytothérapie, mais plutôt leur partie embryonnaire : bourgeons, jeunes pousses, radicelles...Et avant de vous expliquer comment ça marche, faisons un petit peu d’histoire !La gemmothérapie est une thérapie qui fut créé à l’origine par le docteur Paul Henry ,qui est un belge, qui croyait intuitivement que la nature dans sa globalité ,était capable de guérir la plus sérieuse des maladies via une approche hollistique Alors, en deux mots pour ceux qui ne savent pas ce que ça veut dire holistique :En médecine classique, on cherche à développer une molécule agissant d;une façon bien spécifique sur un organe précis. C’est schématique mais c’est à peu près ça. Cette méthode rencontre bien sûr d’énormes succès par sa précision, la facilité avec laquelle on peut tester l’efficacité d’un remède, mais surtout aussi par sa répétabilité : un problème, une solution, qui que vous soyez ! A l’inverse, les médecines dites holistiques, tentent de considérer le patient dans sa globalité et souvent avec un faisceau bien plus diversifié de principes actifs. Et si aujourd’hui cette approche est beaucoup plus répandue, en 1960, il fallait oser ! Mais revenons à nos bourgeons. Au départ le docteur Paul Henry donna à l’utilisation de macérât de bourgeons de plantes le nom de Phytoembryotérapie Et ses travaux furent alors repris par le docteur français Max Tetau... Scope Et Max Tetau a notamment réussi à démontrer l’efficacité clinique du bourgeon par rapport à la plante adulteIl fit dans la foulée adopter le terme de Gemmothérapie pour désigner ce procédé , mais maintenant rentrons dans le vif du sujet En préambule il faut distinguer deux types de produits correspondant à deux procédés de fabrication D’une part le macérât glycériné 1D1D c’est le nom d’une dilution homéopathique, ou dilution hahnemannienne Dans ces produits on a donc une très faible concentration de principes actifs Et aujourd’hui, ce n’est pas ce produit qui nous intéresse Celui qui nous intéresse c’est le macérat concentré Pour l’obtenir les bourgeons sont mit à macérer dans un mélange constitué d’un tiers d’eau, d’un tiers d’alcool, et d’un tiers de glycérine végétale. On mélange le tout, on ferme le bocal, et on laisse macérer pendant 20 jours. Au bout de 20 jours il faut filtrer, d’abord par gravité puis par pression, douce afin d’obtenir le macérât de bourgeons. Le macérât final qu’on obtient contient les éléments du bourgeon dilués au 1/20èmeBien ! Arrivé à ce stade vous vous posez peut-être plusieurs questions

*Questions 1 : Est ce que l’intégralité du bourgeon initial se retrouve dans le macérat ?

 Et la réponse est : Oui ! La macération se fait dans un triple mélange eau - alcool – glycérine et ce n’est pas pour rien. L’eau va extraire les molécules hydrosolubles tels que les oligo-éléments, les tanins, les sels, les minéraux, des flavonoïdes et d’autres vitamines. L’alcool va extraire les alcaloïdes, les hétérosides, les glucosides, et certains acides Et la glycérine, outre son rôle de stabilisant, permet d’extraire les huiles essentielles, les cires, ainsi que les flavonoïdes, vitamines, et acides liposolubles Donc grâce à ce procédé ingénieux, on retrouve tout le bourgeon dans le dans le macérât final.

*Question 2 : Que contient le bourgeon qu’on retrouve dans le macérat ?

C’est une excellente question et je me remercie de me l’avoir posée !Le bourgeon contient tous les tissus embryonnaires de la plante et donc tout son patrimoine génétique Voilà Plus précisément, la base du bourgeon est constitué du méristème Et le méristème, c’est un tissu biologique embryonnaire constitué de cellules indifférenciées et totipotentes C’est à dire qu’elles sont capables de reconstituer n’importe quel tissu végétal Donc en gros, les bourgeons contiennent tout le potentiel des futurs plantes. Mais ce n’est pas tout, dans chaque bourgeon on va aussi retrouver des composés très intéressants : les Phytohormones, entre autres on va retrouver : l’auxine, qui stimule la croissance en longueur de la plant , La gibbérline qui favorise la floraison, La cytokinine, qui active la division cellulaire et régule la croissance, Et l’abscissine, qui met la plante au repos et permet ça dormance hivernale. La chance ! Et on se retrouve donc avec un macérât très riche en composés actifs renfermant à la fois les propriétés des fleurs, des fruits, et des feuilles Présentée comme ça, l’idée de se soigner avec les bourgeons semble séduisante mais...

*Question 3 : Est-ce qu’on a prouvé une réelle efficacité ?

Question passionnante qui mérite cependant un aparté Qui est ce fameux ?Oui parce que vous imaginez bien que prouver l’efficacité d’un traitement de façon solide demande des investissements humains et financiers très importants Dans le cadre de la médecine classique, ce coût est supporté par des laboratoires pharmaceutiques qui compensent le coût de la recherche par l’énorme avantage compétitif que leur donne le brevet des traitements trouvés C’est à dire que vous investissez pendant des années pour trouver un médicament mais une fois vous l’avez trouvé vous êtes le seul à pouvoir le vendre Sauf que, dans le cadre de la médecine naturelle, il ne peut pas y avoir de brevet. Oui, on ne peut pas breveter le vivant, on ne peut pas breveter la propriété d’une plante qui appartient à tout le monde. Et heureusement d’ailleurs ! Du coup, les acteurs de la médecine naturelle peinent à financer des études pour prouver solidement l’efficacité des plantes phytothérapeutiques Donc, pour revenir à nos moutons, on question ça ne peut être que des personnes passionnées et totalement désintéressées Et la gemmothérapie a eu cette chance dans son histoire Différentes études ont été menées par les docteurs Paul Henri et Max Tetau dont je vous ai parlé tout à l’heure. Ils ont mis en place 3 axes principaux d’expérimentation afin de prouver l’efficacité des bourgeons Premièrement, des études analytiques comme ça a beaucoup été le cas pour l’aromathérapie, pour les huiles essentielles Via des chromatographies liquides hautes performances on réussit à quantifier et qualifier les molécules qui sont présentes dans le bourgeon et à les comparer avec celles qu’on connaît déjà dans la plante adulte. Deuxième axe d’expérimentation, des études pharmacologiques. Alors des études ont été faites sur des souris notamment, et elles ont permis de montrer l’efficacité des bourgeons sur certains systèmes. Entre autres, le macérât bourgeon de Cassis sur le mécanisme de l’inflammation, Me macérât d’Aubépine sur le système cardiovasculaire Le Romarin sur la fonction hépatique et le macérat de bourgeon de Tilleul sur le système nerveux via une action sédative Et vous l’aurez compris sinon serait pas là en train d’en parler aujourd’hui, toutes ces expériences ont été couronnées de succès et elles ont provoquées un important engouement pour la gemmothérapie Par la suite, de nombreux autres macérâts de bourgeons ont été développés dont le rôle et les propriétés ont principalement été définis par Expérimentation clinique Oui parce qu’effectivement, pour la plupart des macérâts de bourgeon, la meilleure preuve d’efficacité qu’on a aujourd’hui ça reste les nombreux témoignages d’utilisateurs et les retours positifs Oui la gemmothérapie c’est surtout une thérapie empirique Et ce qu’on en connaît provient surtout des témoignages d’observations . bien plus que des analyses moléculaires poussées très difficilement finançables par des entreprises privées Et il n’y a pas que l’aspect financier concrètement plus une thérapie et préventive et dite de fond plus l’analyse empirique s’impose et c’est donc le cas pour la gemmothérapie

*Question 4 : Ça paraît quand même beaucoup moins puissant que l’aromathérapie non ?

Alors oui si on voulait classifier par ordre de puissance la gemmothérapie se placerait entre l’aromathérapie et l’homéopathieEt on peut plutôt dire que les huiles essentielles et les macérâts de bourgeons sont très complémentaires Là où l’aromathérapie va traiter des affections aiguës en agissant puissamment, rapidement, et localement, la gemmothérapie elle, sera plus efficace sur des problèmes chroniques car son action a lieu dans la durée. Un macérat de bourgeon vise en effet à traiter le fond et non les conséquences du problème. Formulé autrement, on ne va pas traiter le symptôme en particulier mais chercher à résoudre le problème qui est à l’origine du symptôme Finalement, un peu comme l’homéopathie mais en beaucoup beaucoup plus concentré.

*Question 5 : Comment on utilise un macérât de bourgeons ?

Attention bonne nouvelle, les macérâtes de bourgeon peuvent être utilisés par quasiment tout le monde hormis chez les femmes enceintes à cause de la présence d’alcool, chez les personnes atteintes de pathologies hormono-dépendanteset chez les enfants de moins de 3 ans Sinon tout le monde peut l’utiliser, quel que soit le macérât. Et pour simplifier encore plus une seule voix d’utilisation est possible l’ingestion Et enfin, contrairement aux huiles essentielles le dosage est super simple puisque c’est le même quel que soit le bourgeon. Pour les adultes et adolescents de 5 à 15 gouttes par jour pures ou diluées dans un verre d’eau 15 minutes avant un repas en commençant par 5 gouttes et puis vous augmentez la dose au fur et à mesure. Une cure de bourgeons dure 3 semaines et vous pouvez la renouveler après une semaine de pause si nécessaire. Mais pour les enfants de moins de
12 ans et les personnes atteintes de pathologies hormono dépendantes d’autres précautions sont à prendre .




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