Quand on parle de phytothérapie, on englobe en fait beaucoup de choses...Mais si on devait trouver une définition là, maintenant. Utilisation des plantes à des fins thérapeutiques. Et comme on utilise les plantes depuis des millénaires...; elles sont de plus en plus populaires aujourd’hui, on ; est dit qu’il était temps de faire le point sur les différentes formes de la phytothérapie. Vous ; avez remarqué, le Bio et les remèdes naturels sont des domaines en pleine expansion ! Ce qui entraîne forcément un regain; intérêt pour la phytothérapie. Et on peut le dire, elle découle; une histoire de transmission puisque les plantes aux vertus thérapeutiques étaient déjà utilisées il y a plus de 2000 ans avant notre ère ! Bon bien sûr à; époque, les techniques analyse; étaient pas les mêmes; aujourd’hui et les études cliniques ne courraient pas les rues. Ce qui n’a pas empêché aux utilisations de perdurer avec le temps puisque la phytothérapie; il y a quelques millénaires est sensiblement la même que celle que nous connaissons aujourd’hui. Les études quant à elles, ont depuis fait leur chemin puisqu’avec l’avancée scientifique et technologique nous avons pu identifier les propriétés des plantes et leurs molécules actives. Et la nature a quand même décidé de garder une part de mystère puisque malgré les travaux expérimentaux in vivo, les techniques in vitro ou les essais cliniques, On n’a pas pu tout expliquer ! Prenons le cas d’une plante comme; Eucalyptus par exemple. Il s’avère qu’il a une action hypoglycémiante intéressante pour agir contre le diabète...Alors que rien ne le laisse deviner dans sa composition ! Et ce n’est pas le seul, puisque; autres plantes sont utilisées pour des effets précisant que l’on puisse vraiment expliquer pourquoi ça marche. Bon bien sûr, cela ne veut pas dire que les plantes tirent leurs propriétés ex-nihilo puisqu’elles représentent tout de même la source principale de substances actives sur les organismes vivants. Et quand on parle de substances actives, on parle en fait des composants qui nous permettent de bénéficier des effets thérapeutiques. Certains médicaments s’inspirent d’ailleurs de ces fameux composants qui ont été isolés par des procédés d’extraction, de purification ou de synthèse En phytothérapie par contre, on cherche plutôt à utiliser toute la plante dans sa globalité On parle en fait de totum !Et d’après certains auteurs, c’est justement ce qui en fait leur efficacité. La phytothérapie possède différentes formes puisque les plantes sont utilisées en flacon, en gélules, en comprimés, en poudre...Et j’en passe !De là forcément, vous vous dites que dans ces produits, on retrouve les huiles essentielles Et vous avez raison !Parce que même si les deux termes ne sont pas similaires, l’aromathérapie est en fait une branche de la phytothérapie tout comme la gemmothérapie ou lhydrolathérapie.En phytothérapie disons quoi; traditionnelle;, ce sont les plantes fraîches que l’on utiliserais elles peuvent aussi être séchées et ça c’est plutôt avantageux pour deux raisons On a une meilleure conservation puisque l'on élimine l’eau dans les tissus et on évite le développement de moisissures et ensuite parce que cela nous permet d’en trouver en toute saison !Prenez le bouillon blanc par exemple, qui fleurit en été. Cette plante est bien connue pour ses vertus contre la toux qui survient donc plutôt en hiver Et ce serait donc compliqué d’utiliser la plante fraîche parce que ce n’est plus la saison En le faisant sécher après la récolte, on peut donc le conserver plus longtemps et surtout en faire des infusions tout au long de l’année sur tout quand les températures descendent en flèche !Une tisane c’est simple c’est une boisson qui peut être obtenue par macération, décoction ou infusion du matériel végétal dans une eau chaude ou froide. Donc, quand on parle de tisane, on parle en fait aussi bien des infusions que des décoctions. Et il y a des différences entre les deux termes. En fonction de la partie de la plante utilisée, vous aurez à préparer soit une infusion soit une décoction. Par exemple, si vous souhaitez faire une tisane à base de fleurs ou de feuilles qui sont des parties de plantes plutôt fragiles; dans ce cas, il faudra privilégier une infusion. Pour la préparation, vous n’avez qu’à verser de l’eau frémissante directement sur la partie de la plante et à laisser infuser le temps nécessaire pour libérer les composés actifs, soit entre 5 et 10 minutes. Par contre, si vous souhaitez réaliser une tisane à partir de parties de plantes plus rigides telles que des racines, des graines ou des feuilles plus coriaces, dans ce cas, ce sera une décoction. Cette fois, on met la partie de la plante dans l’eau froide et on porte le tout à ébullition pendant 3 à 5 minutes .Puis on coupe le feu et on laisse infuser encore entre 5 et 10 minutes. Vous l’aurez compris, avec les plantes sèches, la voie d’utilisation privilégiée, ce sera la tisane. Après en fonction de la partie de la plante, vous utiliserez plus en infusion ou en décoction. On la vu pour certaines plantes l’origine des bienfaits n’est pas toujours évidente. Alors que pour d’autres tout est expliqué par la composition ! Les plantes contiennent de nombreuses molécules aux propriétés plus qu’intéressantes. L’extraction de ces composés va dépendre du solvant utilisé. Si c’est une huile, par exemple pour les macérats huileux, on va principalement extraire les composés liposolubles ou lipophiles. Dans les tisanes, on va principalement retrouver les molécules hydrosolubles puisqu’on cherche à extraire les molécules de la plante quand on la met dans l’eau. Parmi les composés les plus solubles des plantes, on va retrouver des polysaccharides, comme par exemple les mucilages mais aussi des sels minéraux des alcaloïdes et des acides phénols. Et parmi les composés les plus connus on retrouve également les flavonoïdes, les tanins, les saponines ou encore les lignanes. Et on retrouve aussi des huiles essentielles ! Oui si on n’allait quand même pas passer à côté ;... !Les plantes ont un large champ action puisque elles peuvent aussi bien agir sur la peau que sur des problèmes respiratoires ou encore digestifs. Dans le cas des plantes sèches que l’on utilise en tisane, elles agissent sur différentes sphères de l’organisme. On a la sphère digestive. Comme les feuilles de Laurier, de Menthe Poivrée ou les racines de réglisse qui vont aussi bien soulager les nausées, que les ballonnements ou même les flatulences. La sphère dermatologique. En cas de dermatoses ou d’urticaire, les racines de Bardane peuvent être utilisées. Pour les paupières enflammées ou le cas de peau irritée, vous pouvez vous tourner vers la Mauve qui, après infusion pourra être appliquée directement sur les zones concernées avec un linge ou une compresse. La sphère uro-génitale et hormonale. Là forcément on touche à tout ce qui appartient aux troubles de la prostate, aux troubles urinaires et menstruelle Genévrier, l’épilobe ou le Tilleul sont quelques exemples de plantes efficaces sur ces sujets. La sphère cérébrale et nerveuse. Infusion c’est l’occasion de se détendre et pour ça, quelques plantes vous aident à chasser le stress Vous avez la Lavande, la Marjolaine et la Verveine si on ne devait en citer que trois ! La sphère respiratoire et immunitaire. Sur cette sphère là, vous vous en doutez, on retrouve des plantes hivernales comme le Thym ou l'Eucalyptus.Vous pouvez aussi préparer des infusions de Bouillon blanc ou des décoctions de Guimauve. La sphère musculo-squelettique. Ici on parle de tout ce qui désigne les muscles, les tendons, les ligaments, les articulations et les os. Dans ces cas, la Reine des Prés mais aussi l’ortie peuvent être des plantes conseillées. La sphère circulatoire et cardiovasculaire. Pour tonifier votre circulation ou éviter la rétention d’eau boire des infusions de Vigne, d’hibiscus ou de Cassis peut être utile. Même s&;il existe des milliers de plantes sur notre belle planète Terre, On retrouve dans la pharmacopée française une liste de seulement 585 plantes possédant des propriétés médicinales On divise d’ailleurs cette liste en deux. D'un côté, on a la liste A qui correspond aux plantes médicinales que l’on utilise traditionnellement. Et de l’autre, la liste B des plantes regroupées parce qu’elles font plus de mal que de bien. En gros, leurs effets indésirables sont supérieurs aux bénéfices attendus.

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