On peut comparer la structure de la Terre à celle d’une
pêche avec un gros noyau.
La peau, très fine, est la surface sur laquelle nous vivons.
On l’appelle la lithosphère.
Elle est constituée de roches solides, compactes, et difficilement déformables.
Cette peau est toute craquelée,
elle est même scindée en plusieurs morceaux, à la façon d’un puzzle.
Chaque pièce du puzzle est ce qu’on appelle une plaque tectonique.
Les pièces du puzzle ne sont pas très bien ajustées entre elles.
Elles peuvent se déplacer un peu, et même parfois se chevaucher.
C’est ce qui mène notamment à la dérive des continents.
En-dessous de la lithosphère, on trouve l’asthénosphère,
constituée également de roches.
Mais cette couche, toujours solide, est plus déformable que la lithosphère.
La température atteint ici 1300 degrés,
et serait suffisante pour fondre la roche si nous étions à la surface.
Mais la pression exercée par la lithosphère maintient la roche solide.
Cependant, il faut peu de choses pour qu’elle fonde.
Si c’est le cas, la roche fondue, qu’on appelle du magma,
subit la pression des roches environnantes
et aura donc tendance à se déplacer vers les zones de pression plus faible,
c’est-à-dire la surface.
Le magma va se faufiler dans les fissures existantes de la lithosphère.
S’il rencontre un obstacle, c’est à dire une zone sans fissures,
il va s’accumuler pour former une sorte de bulle,
qu’on appelle une chambre magmatique.
Les pressions exercées ou des tremblements de terre
finiront par fracturer la roche.
Lorsque le magma débouche finalement à la surface, on a un volcan.
Pourquoi les roches de l’asthénosphères mettent-elles à fondre en certains
points ?Les
géologues sont loin de tout connaître sur ce qui se passe sous nos pieds,
mais ils ont identifié au moins trois mécanismes
qui mènent à la fusion de ces roches, donc la formation éventuelle d’un volcan.
Le premier apparaît à l’endroit où une plaque plonge sous une autre plaque,
elle s’enfonce dans l’asthénophère,
et si c’est une plaque océanique, donc couverte par un océan,
elle amène aussi de l’eau et du gaz carbonique,
ce qui suffit à modifier les propriétés de la roche et à la faire fondre.
Ce magma est très visqueux, et quand il arrive à la surface,
il ne va pas couler sur le coté, mais va rester au sommet de la fissure,
formant peu à peu un bouchon.
Le magma sous le bouchon, poussé par la matière
qui continue à monter de la zone de chevauchement des plaques,
voit sa pression augmenter.
Finalement, le bouchon sautera dans une gigantesque explosion,
envoyant dans toutes les directions des roches et des cendre sà
une vitesse pouvant atteindre plusieurs centaines de km/h.
C’est lors d’une éruption de ce type qu’en moins d’une minute,
la Montagne Pelée détruisit la ville de Saint Pierre, en Martinique.
Une autre éruption célèbre de ce type est celle du Vésuve, en l’an 79
qui entraîna la destruction de Pompéi.
Le deuxième mécanisme apparaît aux endroits où, à l’inverse du cas précédent,
les plaques tectoniques s’éloignent l’une de l’autre.
Dans l’espace ainsi créé, la lithosphère est plus fine et plus fragile,
et en dessous, la pression diminue et les roches du manteau fondent.
Le magma formé est très visqueux, mais plus fluide que dans le cas précédent.
En atteignant la surface, il est encore suffisamment liquide
pour être poussé de part et d’autre de la fissure,
et s’écouler sur les flancs du volcan, sous forme de lave.
La plupart de ces zones de séparation des plaques sont au fond des océans.
Ce type de volcan est rare en surface,
avec tout de même quelques exceptions, comme par exemple l’Islande.
Le troisième mécanisme est lié à l’existence de points chauds dans l’asthénosphère
où la température est plus élevée, sans que l’on sache vraiment pour quoi.
Les roches fondent pour former un magma relativement fluide.
On a donc en surface un volcan avec de la lave qui s’écoule.
Ces points chauds sont disséminés à la surface du globe,
sur les continents et au fond des océans.
Au fur et à mesure que la lave s’accumule,
les volcans sous-marins peuvent finir par émerger,
formant ainsi une île volcanique,
comme l’île de la Réunion ou l’archipel d’Hawaï.
Ces trois mécanismes donnent une image très simplifiée du volcanisme,
Un volcan donné peut très bien alterner
des évènements explosifs et des coulées de lave,
comme dans le cas du Vésuve par exemple.

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