La mondialisation qu’est ce que c’est ? C’est d’abord un
mouvement.
C’est quelque chose qui devient mondial, ou plus mondial qu’avant.
Dans le langage courant, ce quelque chose ;,ce
sont les échanges de marchandises et de services.
En 2008, ces échanges pesaient 31% du PIB mondial, c’est à dire de la
production de richesses de la planète, contre 18% vingt ans plus tôt.
Autrement dit, nous avons vécu une mondialisation extrêmement rapide.
Le mouvement de cette mondialisation, c’était 2 moteurs : d’abord l’ouverture
des pays autrefois communistes et puis ensuite l’essor d’Internet, qui a permis
aux entreprises d’organiser leur production aux quatre coins du monde.
Mais cette mondialisation-là s’est arrêtée avec la crise financière.
Le poids des échanges dans la production mondiale est inférieur
à ce qu’il était juste avant cette crise.
Ce qui est sûr c’est que cette
mondialisation passée a tiré des centaines de millions d’hommes et de femmes
de l’extrême pauvreté, et c’est important.
Il est aussi sûr que le mouvement a fait des perdants.
Des perdants moins nombreux que les gagnants, mais plus nombreux que
ce que l’on croyait jusqu’à présent... Et ses perdants constituent sans doute l’un
des ressorts essentiels de ce que l’on appelle aujourd’hui le populisme.
Que va devenir demain la mondialisation ?
La réponse à cette question est à la fois politique et
économique.
Politique, parce que la mondialisation est un choix,
ce n’est pas un fait inéluctable.
La première guerre mondiale avait mis
fin brutalement à une phase de mondialisation extrêmement soutenue
pendant la fin du 19e siècle. Après la seconde guerre mondiale, les pays avancé
sont
ensemble décidé, au contraire, d’ouvrir leurs frontières,
aux entreprises de décider où elles veulent
produire. Avec les progrès de l’automatisation, avec aussi leur volonté
d’être plus proches de leurs clients, elles pourraient relocaliser leur production.
Une autre mondialisation pourrait alors prendre le relais :
celle des données, du big data.
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