Article

6/recent/ticker-posts

Advertisement

IDÉOLOGIE

Quand on parle de risque islamiste, il ne s’agit plus des islamistes à l’ancienne. Ceux du FIS et des barbus hystériques dans les rues, défilant en tenues de combat. Il s’agit d’une nouvelle génération. Plus maligne. Plus patiente. Plus stratège dans le jeu de l’attente et de la récupération. C’est une génération qui a des médias. Des réseaux avec l’internationale de leur matrice. Des idées. C’est une génération qui a su tirer bénéfice des échecs dans d’autres pays. La révolution en Algérie échappe à ces néo-islamistes. Ils n’ont pas vu venir le soulèvement et ne l’ont pas capté. Ils ont préféré comme Makri rencontrer Said Bouteflika en secret, ou attendre sans rien dire un quelconque jugement dernier. Aujourd’hui ils s’organisent. Ils veulent contrôler mais hésitent. Alors ils s’attaquent sur les réseaux aux leaderships concurrents. Essayent de jouer les martyrs ou les guides. Se cherchent. Un islamiste peut vendre de la lingerie féminine mais détester les femmes. Il peut faire commerce avec une révolution mais sans accepter la démocratie. Ils veulent que les deux, la femme et la démocratie, le servent comme objet de jouissance. Sont-ils une fatalité ? Non. Ils ne peuvent gagner que par nos paresses ou nos dénis et peurs. Et cette fois ils ne les ont pas. Ont-ils droit de faire de la politique ? Oui. A condition qu’elle leur sert pas à se passer pour Dieu ou à mettre fin aux libertés des autres. L’Algérie sera une république. Ni une monarchie. Ni un califat


Post a Comment

0 Comments