Quand on parle de risque islamiste,
il ne s’agit plus des islamistes à l’ancienne. Ceux du FIS et des barbus
hystériques dans les rues, défilant en tenues de combat. Il s’agit d’une
nouvelle génération. Plus maligne. Plus patiente. Plus stratège dans le jeu de
l’attente et de la récupération. C’est une génération qui a des médias. Des
réseaux avec l’internationale de leur matrice. Des idées. C’est une génération
qui a su tirer bénéfice des échecs dans d’autres pays. La révolution en Algérie
échappe à ces néo-islamistes. Ils n’ont pas vu venir le soulèvement et ne l’ont
pas capté. Ils ont préféré comme Makri rencontrer Said Bouteflika en secret, ou
attendre sans rien dire un quelconque jugement dernier. Aujourd’hui ils s’organisent.
Ils veulent contrôler mais hésitent. Alors ils s’attaquent sur les réseaux aux
leaderships concurrents. Essayent de jouer les martyrs ou les guides. Se
cherchent. Un islamiste peut vendre de la lingerie féminine mais détester les
femmes. Il peut faire commerce avec une révolution mais sans accepter la
démocratie. Ils veulent que les deux, la femme et la démocratie, le servent
comme objet de jouissance. Sont-ils une fatalité ? Non. Ils ne peuvent gagner
que par nos paresses ou nos dénis et peurs. Et cette fois ils ne les ont pas.
Ont-ils droit de faire de la politique ? Oui. A condition qu’elle leur sert pas
à se passer pour Dieu ou à mettre fin aux libertés des autres. L’Algérie sera
une république. Ni une monarchie. Ni un califat
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